ESAC École Supérieure d’art & de communication de Cambrai

130, ALLÉE SAINT-ROCH
59400 CAMBRAI
FRANCE
T +33 (0)3 27 83 81 42

Niveau d’accès, durée du cursus
Post-Bac, 3 ou 5 ans

Options
Communication, design graphique

Diplômes
Diplôme national d’art plastique (DNAP), Diplôme national d’art (DNA, conférant le grade licence), Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP,  conférant le grade master)

Nombre d’étudiants
103

Directeur et équipe enseignante
Jean-Michel Géridan, directeur général

Pierre-Yves Brest, photographie
Gilles Bachelet, Dessin, illustration
Christine Bouvier, Dessin, gravure
David Braillon, Design graphique
Magali Desbazeille, Vidéo
Étienne Dubois, Photographie
Gilles Dupuis, Design graphique
Loïc Horellou, Création numérique
Alexandre Laumonier, Anthropologie, Théorie du Design graphique et édition
Jérôme Lefevre, Histoire de l’art
Olga Bursakova, Langue vivante
Mathias Schweizer, Design graphique
Bruno Souêtre, Design graphique, scénographie
Fred Vaësen, Art
Diane Boivin, Création Éditoriale
Caroll Marechal, Théories culturelles & du design graphique

Assistants d’enseignement : 
Romain Descours, Vidéo
Keyvane Alinaghi, création numérique

L’Histoire de l’école remonte à la fin du XVIIIe siècle. C’est en 1780 qu’elle naît dans les ateliers de deux artistes cambrésiens : Antoine-François Saint-Aubert et Benoît Marho. En 1832, l’école est dotée d’un règlement de type «Académie des Beaux-Arts» et c’est en 1894 que des locaux lui sont dédiés rue Saint-Fiacre.
Désormais situé au 130 Allée Saint-Roch, l’École supérieure d’Art de Cambrai est désormais un établissement d’enseignement supérieur public placé sous la tutelle pédagogique du Ministère de la Culture et de la Communication. Il délivre trois diplômes et développe une activité de recherche ainsi qu’une activité de diffusion artistique et culturelle.
Les programmes de l’Ésac sont dédiés aux formes de la création éditoriale, imprimées
et à l’écran.
Plaçant l’étudiant dans une situation de créateurs, transmetteurs de sens, d’auteurs
mettant à l’épreuve des concepts, ce parcours a pour grands axes singuliers :

– Le traitement, et l’indexation, de données (data-journalisme);
– La représentation de données complexes (data-visualisation)
– L’enquête documentaire, l’illustration de presse et le dessin d’actualité.

Ces axes singuliers s’inscrivent dans les fondements d’une histoire de la « Recherche en Design » émergeante et encore en cours de définition, mais forgée dès années 60 en Angleterre et aux États-Unis.
Sont donc objectivés 3 outils méthodologiques majeurs, auxquels s’adjoint un quatrième, sous les intitulés :

– d’une recherche sur le design graphique;
– d’une recherche dans le design graphique;
– d’une recherche pour le design graphique;
– d’une recherche par le design.

Tandis que la recherche sur le design graphique traitera donc de la pratique même et par extension de la profession. Elle englobe donc études historiques, et exploration de problématiques contemporaines. Il s’agira à cet endroit de poser les conditions adéquates afin de documenter, d’interpréter, d’évaluer, d’éclairer un savoir. Qu’il s’agisse donc d’études historiques (cf. Pierre Bayle, “Dictionnaire Historique et Critique”, Sylvain Piron, “La Dialectique du Monstre”) ou thématique (cf. FibreTigre, “Le Champ des Oubliés”), voire même monographique. Ces objets peuvent être négociés par une approche expérimentale de la documentation (voir à ce sujet le Scénario dispositif autour de Pierre Faucheux, Esac Cambrai 2015, l’atelier Échelle 1).

Ensuite, la recherche dans le design graphique recouvre les notions interprétatives et spéculatives du domaine du design graphique. Champ d’expérimentation prospectif, il s’agit de dessiner de nouveaux usages, de nouvelles formes de production, mais aussi de distribution. Cette dimension distributive inclut l’espace public, lieu d’apparition du design graphique (l’atelier Autoroute de Traverse). Aussi, la recherche pour le design graphique intègre pleinement la recherche au
processus de réalisation (cf. Richard Niessen, “A Hermetic Componium of Typographic Mansonery”). Il s’agit d’une recherche-création portant sur un sujet, mais aussi sur ses utilisateurs, ses lecteurs, ses acteurs (cf. Productions des étudiants, des invités de l’Ésac avec les entreprises Stipa, Lézard Graphique, Art & Caractère).

Ajoutons enfin ce concept établit récemment, en 1993, par le professeur Christopher Frayling du Royal College of Arts désigné de « recherche par le design [research by design] ». Il s’agit ici de création à caractère performatif (cf. Peter Bankov, ARC Spécimen, Échelle 1), exploratoire, d’enquête.